Pianiste - January/February 2014 - Written by Stéphane Friédérich

Jerome Rose Plays Beethoven, Vol. II

Disciple d’Adolph Baller, Leonard Shure et Rudolf Serkin, Jerome Rose fait partie de ces artistes qui possèdent en eux, «génétiquement» presque, une part de l’âme de l’Europe germanique et centrale. Professeur
internationalement reconnu, il poursuit l’enregistrement en vidéo de cycles de pieces considérées comme les fondements du répertoire classique et romantique.

Jerome Rose a choisi cinq sonates de Beethoven qu’il interprète sur un Yamaha CFX remarquablement réglé. Ses lectures étonnent presque tant elles contrastent avec les prestations hautes en couleurs et engestes…de tant de jeunes solistes actuels !

À l’image, on ne verra pas de mouvements inconsidéréset, à l’oreille, de dynamiques fracassantes. La volonté
de l’interprète est de s’effacer devant la musique et, dans le cas de Beethoven, d’en révéler l’architecture
née de formules avant tout rythmiques. Il va à l’essentiel, ne livrant que le texte, resserrant la masse sonore
dans une sonorité pleine. Un Beethoven « pur », presque antiromantique, rappelant celui d’un Serkin dans l’Appassionata. Rien de grandiloquent non plus dans la Sonate «Pathétique » à l’énergie pourtant bondissante.

Dans la Sonate Waldstein, les courbes du chant n’appuient aucun effet, suppriment tout pathos. Le sens
du phrasé est naturel, idéal, au service de l’homogénéité du discours musical. Cet esprit narratif, de l’ordre de la
confidence dans cette sonate, fait songer à Edwin Fischer. Plus loin, dans la Sonate « Clair de Lune », on songe à l’austère conception de Wilhelm Backhaus. Il n’y a que chez les grands « légataires » du piano européen que l’on trouve encore l’empreinte des maîtres du passé. Souhaitons qu’elle demeure indélébile.


English Translation:

Disciple of Adolph Baller, Leonard Shure and Rudolf Serkin, Jerome Rose is one of those artists who possess in them, almost "genetically", a part of the soul of Central and Germanic Europe. An internationally recognized Professor, he continues the recording on video of the cycles considered to be the foundations of the classical and romantic repertoire.

Jerome Rose chose five Beethoven sonatas that he performs on a remarkably regulated Yamaha CFX. His readings most surprise as they contrast with the colorful performances and gestures ... of so many of today’s young soloists!

In the video, we do not see unnecessary movements, nor for the ear, sensational dynamics. The desire of the interpreter is to yield to the music and, in the case of Beethoven to reveal the architecture born from all the rhythmic formulas. He goes to the point, reading only the text, tightening the mass of sound into one line of full sound. A Beethoven "pure", almost anti-romantic, is reminiscent of a Serkin in the Appassionata. There is nothing grandiose either in the Sonata "Pathétique" which nevertheless is bounding in energy.

In the Waldstein Sonata, the contours of the line do not support any effect, eliminating any pathos. The direction of the phrasing is natural, ideal, and in service to the homogeneity of musical discourse. This narrative spirit, and the confidence of order in this sonata, reminds one of Edwin Fischer. Later in the "Moonlight" Sonata one thinks of the austere conception of Wilhelm Backhaus. It is only among the great "heirs" of the European piano that one still finds the imprint of the masters of the past. Let’s hope it remains indelible.





Copyright © 2017 by Jerome Rose

229 West 97th Street Suite 1B, New York, NY 10025

Phone: (212) 665-2445  |  Email: jeromerose88@gmail.com  |  Top of Page↑

Site Designed by Asaf Blasberg